
Dix ans à Deva
Samedi 16 octobre… le grand jour ! Aux aurores arrivent
Dalila et sa maman. La matinée est bien occupée par
les derniers préparatifs : décoration de la salle,
confection des sandwichs pour le lunch, etc. C’est très
touchant de voir tous ceux qui viennent nous aider.
A 11 heures, nous avons la messe. Elle est présidée
par le curé de notre paroisse, le Père Anton (franciscain)
et concélébrée par Père Thierry, Père
Anicet (un autre père franciscain de notre paroisse), Père
Puni (un vieux père jésuite gréco-catholique,
qui est très proche du Point-Cœur depuis ses débuts)
et Père Gaby (prêtre gréco-catholique qui connaît
le Point-Cœur depuis longtemps et qui a étudié
l’an dernier à La Catho où Vincent a fait sa
connaissance). C’est une très belle célébration,
quadrilingue ! Une grande partie de la messe est en hongrois.
La première lecture est lue en roumain ; l’évangile
est lu en hongrois, roumain et français ; la prière
eucharistique est dite en latin ; le Notre Père en hongrois,
roumain et français. Les chants (magnifiques, grâce
à notre ami Willy qui est chef de chœur) sont en hongrois,
roumain ou latin. L’église est pleine, et plusieurs
de nos amis sont présents. C’est une belle occasion
pour vivre l’unité : roumains, hongrois, tziganes ;
protestants, orthodoxes, gréco-catholiques et romano-catholiques.
Père Thierry fait une très belle homélie –
traduite simultanément en roumain par notre ami Christie,
qui a été l’instrument de notre venue à
Deva.
Après la messe, nous nous retrouvons nombreux dans la salle
à côté de l’église pour partager
un petit lunch : sandwichs et gâteaux. Beaucoup viennent
nous saluer et repartent assez rapidement. Pour ceux qui restent,
nous passons le montage diapo qui présente Points-Cœur.
Avant de se quitter, Suzanne remercie chacun. Puis, le Père
Puni, spontanément, se lève et, en français,
remercie Père Thierry pour la fondation de Points-Cœur,
pour toute son œuvre, pour ce que vivent les filles à
Deva. Il souligne qu’il est particulièrement édifié
par leur pauvreté et qu’il est heureux qu’elles
soient là et qu’elles y restent. C’est très
touchant.
L’après-midi, une fois tout le monde parti, nous rangeons
un peu la salle et préparons notre soirée : nous
avons invité quelques-uns des plus proches pour un dîner
plus « intime ». Nous rentrons ensuite au
Point-Cœur. Céline, Hélène, Dalila et
sa maman partent se promener jusqu’à la Citadelle de
Deva. Les autres, nous restons à la maison. Nous recevons
plusieurs visites : la famille Rafi, nos amis tziganes ;
les Chelariu, cette famille de 11 enfants qui a toujours été
très proche des filles. C’est la première fois
que Madame Chelariu vient au Point-Cœur : elle voulait
saluer Père Thierry. Elle vient, accompagnée de beaucoup
de ses enfants. Quelques-uns sont maintenant partis à l’étranger
pour travailler.
Vers 19 h 00, nous retournons à la salle pour accueillir
les amis que nous avons invités. Malgré quelques soucis
techniques, la soirée se passe très bien et c’est
un moment privilégié pour renforcer et approfondir
encore notre amitié. A notre grand regret, certains n’ont
pas pu venir parce qu’ils avaient d’autres obligations.
Ainsi se termine cette belle journée, toute simple, toute
à l’image de nos amis et de notre pays.
Sœur
Isabel sjm