Accueil
Actualité
Qui sommes nous ?
Les Points-Cœur dans le monde
Plusieurs engagements
Devenir Ami des enfants
Parrainer un Ami des enfants
Liens
Spiritualité
Nous contacter


Newsletter France

La promotion du rosaire

Ces dernières semaines, les services de Presse du Vatican nous avaient fait savoir que le Pape préparait une encyclique sur l’Eucharistie, sorte de synthèse de tout son enseignement sur l’homme et sur Dieu. Or voici que, par surprise, avant d’offrir à l’Eglise ce précieux document sur le sacrement de la foi, le 16 octobre dernier, paraissait Rosarium Virginis Mariæ, une magnifique Lettre apostolique sur le Rosaire.

Beaucoup d’entre vous m’ont déjà fait savoir la joie que leur avait causé la publication de cette Lettre. Je vous avoue que, pour ma part, cette nouvelle me causa une intense émotion. Déjà la Lettre Millenio novo ineunte, dans son ensemble et, plus spécialement, en certains de ses passages 1, n’avait pu que nous conforter dans le charisme qui est le nôtre, mais cette Lettre sur le Rosaire nous montre plus que jamais que nos préoccupations et les moyens de sainteté que l’Esprit Saint nous incite à utiliser (dont parfois on nous a fait l’accusation qu’ils étaient démodés), sont ceux que Jean-Paul II recommande aujourd’hui à l’Eglise d’une façon presqu’insistante.

 

Lettre Apostolique

« L’Œuvre du chapelet », comme, dès le début, nous avons appelé Points-Cœur, se situe donc plus que jamais au cœur de cette Eglise qui reconnaît le rosaire comme un moyen privilégié d’union à Dieu à travers la personne de sa Mère (« réciter le rosaire n’est rien d’autre que contempler avec Marie le visage du Christ » [RVM n. 3]), comme le chemin qui conduit au cœur de la vie chrétienne (RVM n. 3), comme une voie d’assimilation du Mystère (cf. RVM n. 26), qui « nous rend bâtisseurs de la paix dans le monde » (RVM n. 40), comme « un trésor à redécouvrir » (RVM n. 43).

Par ailleurs, dès le début de sa Lettre (RVM n. 3), Jean-Paul II proclame l’année qui va d’octobre 2002 à octobre 2003 année du Rosaire. Pour ma part, permettez-moi de faire écho à cette décision en proclamant la promotion formée par les Amis des enfants partis cet automne comme « la promotion du rosaire ». Et cela ne doit pas rester qu’une décision officielle ou symbolique ! Il faut que le chapelet porté par la plupart d’entre vous autour du poignet prenne tout son sens et que, ce faisant, la mission de Point-Cœur, comme œuvre du chapelet, retrouve plus que jamais sa place. Je vous propose donc quelques pistes pour marquer cet événement :

1°) que chacun lise attentivement Rosarium Virginis Mariæ (que vous pouvez trouver sur le Web [www.vatican.va] en plusieurs langues) et les textes qu’il trouvera sur le sujet 2 ;

2°) que chacun s’efforce de dire le plus constamment possible le chapelet (en marchant… en faisant la queue… en s’endormant…), comme il s’y est engagé lors de la messe d’envoi en prenant en cela modèle sur le Père Lamy qui y était indéfectiblement attaché ;

3°) que chaque communauté propose plus que jamais à nos voisins – spécialement les enfants3 – de participer à la récitation quotidienne du chapelet et puisse aider nos amis à le prier en introduisant chaque mystère – notamment les mystères lumineux – par quelques mots de méditation ou quelques chants ;

4°) que vous puissiez, si vous le jugez opportun, soutenir le Curé de votre paroisse à mettre en œuvre ce qui est demandé par la Lettre de Jean-Paul II et l’aider à promouvoir le chapelet ;

5°) que l’on prie spécialement aux deux intentions recommandées par le Saint-Père : la paix (dont nos quartiers et les pays dans lesquels nous sommes établis ont tellement besoin) et les familles si brisées, si malades autour de nous (cf. RVM n. 6) ;

6°) enfin que l’on approfondisse ce thème du rosaire dans l’école de communauté soit parce qu’il sera directement abordé dans les textes proposés soit parce que l’on cherchera à voir les liens avec les thèmes abordés tout au long de l’année.

B

Ce sont là des pistes… Je suis sûr que l’Esprit-Saint vous en inspirera d’autres, selon les quartiers où vous êtes et la grâce de chacun. Qu’en tout cas la promotion du chapelet qui nous a tenu à cœur depuis le début de l’Œuvre par le parrainage spirituel et dont le fruit a été, pour le moins, une indéniable protection de chaque Ami des enfants, soit une de vos grandes préoccupations tout au long de l’année ! Ce faisant, je ne doute pas que votre intimité avec Jésus et avec sa Sainte Mère ne cessera ne grandir et que Points-Cœur deviendra plus Points-Cœur : une œuvre de compassion vraiment mariale au cœur d’une humanité dont la souffrance est un peu plus manifeste chaque jour.

Père Thierry


1. Permettez-moi de vous citer au moins trois textes de cette Lettre apostolique qui nous encouragent nettement dans notre mission :
• « Notre époque est une époque de mouvement continuel, qui va souvent jusqu'à l'activisme, risquant facilement de “faire pour faire”. Il nous faut résister à cette tentation, en cherchant à “être” avant de “faire”. Rappelons-nous à ce sujet le reproche de Jésus à Marthe : “Tu t'inquiètes et tu t'agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire” (Lc 10, 41-42). » (n. 15)
• « C'est l'heure d'une nouvelle “imagination de la charité”, qui se déploierait non seulement à travers les secours prodigués avec efficacité, mais aussi dans la capacité de se faire proche, d'être solidaire de ceux qui souffrent, de manière que le geste d'aide soit ressenti non comme une aumône humiliante, mais comme un partage fraternel. » (n. 50)
• « Nous devons faire en sorte que, dans toutes les communautés chrétiennes, les pauvres se sentent “chez eux”. Ce style ne serait-il pas la présentation la plus grande et la plus efficace de la bonne nouvelle du Royaume ? Sans cette forme d'évangélisation, accomplie au moyen de la charité et du témoignage de la pauvreté chrétienne, l'annonce de l'Évangile, qui demeure la première des charités, risque d'être incomprise ou de se noyer dans un flot de paroles auquel la société actuelle de la communication nous expose quotidiennement. La charité des œuvres donne une force incomparable à la charité des mots. » (n. 50)

2. Je pense en particulier à Hans Urs von Balthasar, Triple couronne, éd. Lethielleux et aussi à bien des ouvrages du Père Thomas qui, comme tout bon dominicain, a passé sa vie à enseigner les siens sur les mystères du Rosaire.

3. Rosarium Virginis Mariæ, n. 42.

 

Textes et photos © Points-Cœur - Tous droits réservés
Mentions légales