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Brésil – Indicateurs statistiques * (L’Etat du monde 1997, éd. La Découverte)
Superficie : 8511965 km² (15,6 fois la France)
Langue : portugais du Brésil
Capitale : Brasilia
Monnaie : real (1 real = 4 FF au 31.04.2000)
Nature de l’État : république fédérale
(26 États et le district fédéral de Brasilia)
Nature du régime : démocratie présidentielle
Population : 164,4 millions d’habitants (chif de 96,
dernier recensement en 1991)
Densité : 18,3 habitants au km2 (1995)
Taux de croissance annuelle de la population : 1,7% (1990-1995)
Taux de fécondité : 2,9 enfants par femme (1990-1995)
Mortalité infantile : 58‰ (1990-1995)
Espérance de vie : 66 ans (1990-1995)
Population urbaine : 78,3% de la population totale (1995)
Enfants de moins de 15 ans : 33% de la population (1994)
Personnes de 65 ans et plus : 5% de la population (1994)
Analphabétisme : 16,7% des plus de 15 ans (1995)
PIB : 536,3 milliards $ (1995)
PIB par habitant : 5630 $ (1994)
Croissance économique annuelle : 4 % (1995)
Dette extérieure totale : 145 milliards $ (1994)
Taux d’inflation : 28% (1995)
Importations : 53,78 milliards $ (1995)
Exportations : 46,5 milliards $ (1995)
On distingue cinq grandes régions naturelles : le Nord, le Nordeste, le Sud-Est, le Sud, le Centre-Ouest. Plus de 60 % de la population vit dans le Sud et le Sud-Est où le climat est moins dur et où toute l’économie est concentrée. Le Nordeste est composé de neuf Etats dont celui de Bahia (capitale: Salvador). Ses caractéristiques : une grande richesse culturelle et une grande pauvreté du sol.
Le 22 avril 1500, découverte du Brésil par le Portugais Pedro Alvares Cabral. Implantation de la colonie et développement de la culture de la canne à sucre qui créera les premières richesses. Salvador devient la capitale en 1549.
XIXe et début du XXe siècle, indépendance et abolition de l’esclavage. À l’arrivée des troupes de Napoléon au Portugal, en 1807, la famille royale fuit à Rio de Janeiro qui devient la capitale, se couvrant de monuments et possédant alors une grande richesse culturelle. Après le retour du roi Jean VI au Portugal, en 1820, son fils Pierre, le prince régent, proclame l’indépendance du Brésil. Il abdique en 1831 et son fils, Pierre II, régnera de 1840 à 1889.
Cette période est marquée par un essor économique : le café devient la production nationale, suivi, à partir de 1870, du caoutchouc. Pierre II est renversé en 1889 et la république est proclamée. Ce fut néanmoins ce dernier monarque qui abolit l’esclavage.
En 1956, élection du président Juscelino Kubitschek qui lance la construction de la nouvelle capitale, Brasilia. Des années 60 aux années 80, miracle économique et répression. La France et d’autres pays riches prêtent beaucoup d’argent. L’industrie se développe, les investissements redoublent. São Paulo devient une mégalopole. Sous la dictature militaire, de nombreux intellectuels politiques sont emprisonnés. Apparition des escadrons de la mort. Début du miracle économique brésilien avec l’essor des sociétés multinationales.
Années 70 : accroissement de la violence en ce qui concerne la répression contre les opposants révoltés, les Indiens. La misère des habitants des favelas s’accentue.
1978 : début de l’ouverture démocratique visant à la libéralisation du régime. Mais les difficultés économiques s’accroissent et la dette extérieure du Brésil devient l’une des plus importantes du monde. De plus, la corruption règne dans les milieux politiques...
Le climat subtropical de la région de Salvador est tout
à fait supportable, avec des saisons peu marquées
: 25°C en hiver, 40°C en été.
Se situant dans l’hémisphère austral, les saisons
sont à l’inverse de chez nous. Il pleut davantage en
hiver, mais l’humidité est importante toute l’année.
Le Brésil est une société multiraciale : Indiens d’Amazonie, Blancs d’origine portugaise – mais aussi hollandaise, allemande… – et Noirs venus surtout d’Angola, à cause de l’esclavage. L’Etat de Bahia est celui où il y a proportionnellement le plus de Noirs.
Contrairement à ce que l’on voudrait faire croire,
le racisme est présent: sans être éclatant,
ce racisme est un héritage dont les noirs souffrent, qui
transparaît autant dans les novelas à la télé,
lors de leurs recherches d’emploi ou tout simplement dans
le peu d’estime que beaucoup ont d’eux-mêmes.
La plupart des gens sont baptisés dans l’Église
catholique, mais beaucoup en sortent pour rejoindre l’une
des nombreuses sectes « chrétiennes ». La pratique
du candomblé (rite animiste afro-brésilien) est très
répandue également.
Le portugais parlé au Brésil est assez différent dans l’accent de celui du Portugal. Un mot mal accentué peut être incompréhensible. Néanmoins, en un ou deux mois, on arrive à se débrouiller, quand on a déjà pas mal travaillé avant de partir ! Attention : le portugais parlé dans les quartiers peut être assez différent de celui parlé dans les milieux plus aisés.
La plupart des habitants de nos quartiers ne sont pas pratiquants, sauf s’ils sont membres d’une secte. Malgré cela, ils disent souvent: « si Dieu le veut », « Dieu seul sait », « Tout est dans la main de Dieu », etc.
En règle générale, les gens sont ouverts à toute forme d’évangélisation : il est tout à fait possible de leur raconter des histoires de l’Évangile et à prier le chapelet (Bahia) ; nous constatons cependant l’importance du témoignage, par notre manière de vivre, de servir, l’importance de l’amitié en premier. Il y a déjà tant de sectes qui pratiquent une « évangélisation » à outrance ! C’est le témoignage et l’amitié qui font la différence.
Le plat typique est composé de feijaõ (sorte de cassoulet), de riz et de farine mélangés. Au Point-Cœur, les légumes verts et la viande sont rares, les féculents (pâtes, riz, pain) et les fruits (heureusement !) quotidiens. Pour les filles, ne soyez donc pas surprises de prendre de bons kilos en plus... Il peut être sage de prévoir des vêtements plus larges ! (ce n’est pas une blague).