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Présentation du pays
Généralités
Colombie – Indicateurs statistiques : (L’Etat du monde
1997, éd. La Découverte)
Superficie : 1138914 km²
Langue : espagnol
Capitale : Bogotá (± 6 millions d’habitants)
Monnaie : peso colombien (100 pesos = 0,40 FF au 07/03/2002)
Nature de l’État : République unitaire
Nature du régime : démocratique présidentiel
Démographie
Population : 35,7 millions d’habitants (en 1996, dernier
recensement en 1985)
Densité : 30,8 habitants au km2 (1995)
Taux de croissance annuelle de la population : 1,66% (1990-1995)
Taux de fécondité : 2,67 enfants par femme
(1990-1995)
Mortalité infantile : 37 % (1990-1995)
Espérance de vie : 69,3 ans (1990-1995)
Population urbaine : 72,7% de la population totale (1995)
Enfants de moins de 15 ans : 33% de la population (1994)
Personnes de 65 ans et plus : 4% de la population (1994)
Analphabétisme : 8,7% des plus de 15 ans (1995)
Economie
PIB : 58935 millions $ (1994)
PIB par habitant : 5970 $ (1994)
Croissance économique annuelle : 5,3 % (1995)
Dette extérieure totale : 19milliards $ (1993)
Taux d’inflation : 19,5% (1995)
Commerce
Importations : 13853 millions $ (1995)
Exportations : 9764 millions $ (1995)
Géographie
Pays tropical composé de plaines et de montagnes (trois
cordillères).
Frontières communes avec le Venezuela, le Brésil,
le Pérou, l’Équateur et le Panama.
Climat
Le climat dépend de l’altitude, les saisons n’existent
pas vraiment (à part les saisons sèche et humide assez
indéfinies). Il existe toutes sortes de climat :
- très chaud et humide dans les vallées et sur
la côte (avec une légère brise);
- chaud à 1000 mètres (26 °C à Bucaramanga);
- tempéré à Bogotá (2500m., 14°C);
froid ou carrément glacial plus haut !
Peuples & religions
La population est extrêmement variée, descendants
d’Espagnol, d'Africains (notamment sur la côte Caraïbe),
en passant par tous les types de métissages afro-hispano-indien.
Des Indiens de souche vivent aussi dans le sud du pays. On trouve
57% de métis, 20% de Blancs, 14% de Mulatos, 4% de Noirs,
3% de Zambos, 2% d’Indiens.
Accueil
Les Colombiens sont très accueillants envers les étrangers
(sauf peut-être avec les gringos, c’est-à-dire
les Américains).
Violence
La Colombie est connue pour sa violence. 35000 homicides par an
pour une population de 35,7 millions d’habitants. 90 % des
crimes (au sens judiciaire) sont impunis (chiffre qui reste tout
de même à vérifier).
Cette violence fait partie de l’histoire de la Colombie,
ainsi que de sa culture actuelle. Elle est souvent politique : corruption,
mafias, guérilla… Elle est aussi très présente
dans les quartiers pauvres : règlements de compte entre voisins,
conflits interpandillas, « nettoyages » des rues par
des groupes paramilitaires…
Nous savons que, dans nos quartiers, la vie d’une personne
ne vaut rien; la vie de ceux qui sont dans la mala vida leur est
parfois enlevée juste pour un vol ou por sapo (dénonciation).
Les Amis des enfants ne doivent pas oublier qu’ils sont
avant tout Amis des enfants et des plus pauvres, et qu’ils
n’ont donc pas à prendre parti pour tel ou tel groupe,
telle ou telle personne, mais qu’ils doivent découvrir
et révéler à chacun sa dignité, quelle
que soit sa situation.
Mort
Les Colombiens ont une façon très « naturelle
» de se comporter face à la mort. Quand une personne
décède, on organise une veillée.
Les parents et les amis (mais aussi de nombreux curieux !) viennent
rendre un ultime hommage au mort et prier pour son âme, devant
le cercueil ouvert entièrement ou juste au niveau du visage.
Il n’est pas rare de trouver des photos de la dépouille
du défunt dans les albums de famille.
Le cercueil n’est fermé qu’au moment où
on le dépose dans la tombe. Une neuvaine est ensuite organisée
pour le défunt, dans la maison d’un parent.
Relations de voisinage
La maison du voisin est ma maison et réciproquement. Les
portes sont quasiment ouvertes à toute heure, et l’on
peut entrer chez l’un ou chez l’autre, seulement après
avoir demandé « permission », sans complexe,
sans se demander si l’on gêne, ce qui est difficile
à intégrer pour les Européens.
Accueillir les dons
Les Colombiens, en particulier les plus pauvres, sont très
sensibles à la manière dont nous accueillons ce qu’ils
nous offrent. On ne peut refuser un plat ou une boisson parce qu’on
ne l’aime pas, qu’on n’en a pas envie ou qu’on
n’a ni faim ni soif, cela les blesserait profondément.
Novelas & musique
Dans nos quartiers, les gens vivent au rythme des novelas (pardon:
des feuilletons) et de la musique. Ils ont le sens de la fête,
mais sous cette atmosphère joyeuse se cache un peuple très
blessé.
Langue
Les gens parlent très vite et n’articulent pas toujours.
Ils emploient des expressions qui leur sont propres.
Nourriture
Elle est basée sur le riz, les haricots rouges, les pommes
de terre, la yuca. Ils aiment mélanger les saveurs sucrées
et salées. Plats typiques : « sancocho » (pot
au feu), « arepas » (galette de maïs), «
tomales » (semoule de maïs et poulet cuit dans une feuille
de palmier), « banano »et « patato » frits,
cuits ou cuisinés. On trouve enfin beaucoup de fruits et
de jus de fruits.
Rythme
Les gens se lèvent tôt, environ 5-6h. du matin et
se couchent vers 21h