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Présentation du pays
Généralités
Equateur – Indicateurs statistiques (L’Etat
du monde 1997, éd. La Découverte)
Superficie : 270 667 km²
Langue : espagnol, quetchua
Capitale : Quito
Monnaie : Le sucre
Nature du régime : présidentiel
Gouvernement et vie politique
L'Équateur est administré conformément à
la Constitution de 1978. Le pouvoir exécutif est détenu
par un président, élu au suffrage direct pour un mandat
de quatre ans non renouvelable. Le président de la République
nomme les gouverneurs des provinces et il est commandant en chef
des forces armées. Le pouvoir législatif est exercé
par un Congrès national, doté d'une chambre et composé
de 72 membres (65 sont élus au niveau provincial tous les
deux ans et 12 au niveau national tous les quatre ans).
La république de l'Équateur compte de nombreux partis
politiques, entre autres : le Parti social-chrétien, le parti
de l'Union républicaine, le Parti conservateur, le parti
de la Gauche démocratique, le parti de la Démocratie
populaire, le Parti socialiste équatorien et le Parti communiste.
Démographie
Population : 5,9 millions d’habitants (en 1996, dernier
recensement en 1992)
Densité : 274,1 habitants au km² (1995)
Taux de croissance annuelle de la population : 2,18% (1990-1995)
Taux de fécondité : 4 enfants par femme (1990-1995)
Mortalité infantile : 46‰ (1990-1995)
Espérance de vie : 66,4 ans (1990-1995)
Population urbaine : 45,1% de la population totale (1995)
Enfants de moins de 15 ans : 41% de la population (1994)
Personnes de 65 ans et plus : 4% de la population (1994)
Analphabétisme : 28,5% des plus de 15 ans (1995)
Economie
PIB : 8,87 milliards $ (1995)
PIB par habitant : 2510 $ (1994)
Croissance économique annuelle : 6,5 % (1995)
Dette extérieure totale : 2,18 milliards $ (1994)
Taux d’inflation : 11,4% (1995)
L'agriculture est la base traditionnelle de l'économie équatorienne.
Dans les années 1970, des quantités substantielles
de pétrole commencèrent à être exploitées
et exportées, en particulier grâce à l'achèvement
de l'oléoduc transandin offrant une liaison entre les gisements
de pétrole et le port d'Esmeraldas.
Les bananes sont la principale culture et constituent une part
essentielle des exportations. Les plantations de canne à
sucre, de manioc, de maïs, de riz, de pommes de terre, de café,
de cacao et de citron sont également importantes.
L'Équateur est l'un des premiers producteurs mondiaux de
balsa. Parmi les autres produits de ses forêts, il faut citer
l'écorce de palétuvier et le caoutchouc.
Les eaux entourant l'archipel des Galápagos constituent
l'une des plus riches zones de pêche de thon au monde; on
y trouve aussi des crevettes en abondance. De manière générale,
les eaux côtières situées au large du continent
sont riches en poisson.
L'or, l'argent, le plomb, le gaz naturel, le zinc et le sel sont
exploités en Équateur, mais c'est principalement le
pétrole qui constitue la richesse du pays. En 1994, la production
pétrolière représentait 18,8 millions de tonnes.
L'unité monétaire de l'Équateur est le sucre,
équivalent à 100 centavos; ce nom lui fut donné
en hommage au héros national Antonio José de Sucre.
Commerce
Importations : 2,85 milliards $ (1995)
Exportations : 998 millions $ (1995)
Géographie
L'Équateur est divisé en quatre régions géographiques
: la Costa, ou plaine côtière, qui couvre un peu plus
du quart de la superficie du pays, c'est une des régions
les plus fertiles et les plus riches du pays; la Sierra, ou hautes
terres centrales, est composée d'une double chaîne
de montagnes élevées et massives encerclant une série
de plateaux; l'Oriente, ou jungle orientale, qui couvre environ
la moitié du territoire, est constitué de versants
en pente douce situés à l'est des Andes; enfin, les
îles Galápagos comportent six îles principales
et une douzaine d'îles plus petites qui contiennent de nombreux
sommets volcaniques, éteints pour la plupart.
La région de la Sierra se situe entre deux chaînes
andines, la Cordillère occidentale (avec le sommet le plus
élevé du pays, le Chimborazo, qui culmine à
6 310 m) et la Cordillère orientale ou royale. Elle contient
plus d'une douzaine de pics d'une altitude supérieure à
5 000 m, dont le Cotopaxi (5 897 m), l'un des plus hauts volcans
du monde en activité.
Bien qu'il soit situé au niveau de l'équateur, le
pays dispose d'une grande variété de climats, en raison
des différences d'altitude. La Costa est généralement
chaude et humide, avec une température annuelle moyenne d'environ
26°C. Dans la Sierra, les températures s'échelonnent
entre 7°C et 21°C. La ville de Quito, située à
2 850 m au-dessus du niveau de la mer, possède une température
annuelle moyenne de 13;°C. La région de l'Oriente est
encore plus chaude et plus humide que la Costa : les températures
avoisinent 38°C.
L'archipel des Galápagos possède de nombreuses espèces
animales et constitue ainsi une réserve naturelle.
Histoire
Des vestiges architecturaux d'anciennes civilisations remontant
à des milliers d'années, en particulier des objets
en poterie et des sculptures datant de 3000 ans av. J.-C., ont été
découverts dans la région de l'actuel Équateur.
Les différentes tribus d'Amérindiens qui vivaient
sur ce territoire furent intégrées à l'Empire
inca, qui s'étendait autour de Cuzco et dans la région
du lac Titicaca, à partir du XVe siècle.
Les Espagnols débarquèrent pour la première
fois sur les côtes du pays au début du XVIe siècle
et profitèrent de l'affaiblissement du pouvoir inca. Les
conquistadores, sous la direction de Francisco Pizarro, envahirent
le pays en 1532; deux années plus tard, ils devinrent maîtres
de la région, qui prit le nom de royaume de Quito.
L'Équateur - ou Audiencia de Quito - fut d'abord un territoire
directement placé sous l'autorité du vice-royaume
du Pérou. Puis, de 1717 à 1723, celui-ci fut intégré
au vice-royaume de la Nouvelle-Grenade, dont le centre était
à Bogotá. Par la suite, il retourna sous l'autorité
de Lima jusqu'en 1739 et revint de nouveau à la Nouvelle-Grenade.
Cependant, les premières idées d'autonomie commencèrent
à se répandre; la première révolte équatorienne
contre l'Espagne eut lieu au XIXe siècle. Les forces militaires,
menées par le général Antonio José de
Sucre, lieutenant en chef de Simón Bolívar, remportèrent
la victoire finale en 1822. La région devint alors partie
intégrante de la fédération de Colombie, ou
Grande-Colombie, dirigée par Bolívar, qui incluait
aussi le Venezuela, le Panamá et la Colombie.
En 1830, le pays obtint son indépendance sous le nom de
république de l'Équateur. Le premier président
fut le général Juan José Flores, un héros
de la guerre d'indépendance, qui tenta d'organiser le pays.
Mais la politique intérieure du pays fut mouvementée
: de 1830 à 1948, l'Équateur connut plus de 62 gouvernements
successifs, de type présidentiel, militaire ou dictatorial.
Le pouvoir alterna entre les partis conservateurs et les partis
libéraux.
L'histoire politique fut marquée par certaines personnalités
dont Gabriel García Moreno, président de 1860 à
1875 et Eloy Alfaro, un libéral radical qui dirigea le pays
au cours de deux mandats.
En 1948, il devint l'un des membres signataires de la charte de
l'Organisation des États américains. Mais ce qui marqua
surtout la politique extérieure de l'Équateur fut
un conflit frontalier avec le Pérou, qui avait débuté
dès 1941. En effet, à cette époque, le Pérou
avait envahi l'Équateur au sud de la région amazonienne;
la guerre qui s'ensuivit s'acheva par la signature d'un traité
(1942), qui attribua au Pérou la moitié du territoire
équatorien et presque la totalité de sa forêt
amazonienne. Le conflit fut ravivé en 1950 et en 1960.
En 1952, Velasco Ibarra à la tête d'une coalition,
fut de nouveau candidat à la présidence de la république;
il dirigea le pays pour la troisième fois entre 1952 et 1956,
puis entre 1960 et 1961. Une des caractéristiques de ses
mandats fut l'instauration d'une politique de grands travaux.
Les successeurs de Velasco Ibarra furent essentiellement des militaires,
souvent incapables d'améliorer la difficile situation économique.
Lors des premières élections organisées après
le règne des militaires, en juin 1968, Velasco Ibarra fut
élu une nouvelle fois. Sa présidence s'orienta alors
vers un pouvoir dictatorial. Cependant, en février 1972,
il fut une fois encore renversé par un coup d'État,
mené par le général Guillermo Rodríguez
Lara.
Les années 1970 virent l'apogée de l'exploitation
des gisements pétroliers équatoriens. Le pays devint
le deuxième plus grand exportateur de pétrole d'Amérique
latine, après le Venezuela. Ses revenus pétroliers
lui procurèrent les devises étrangères et les
fonds d'investissement dont il avait grandement besoin, mais ils
stimulèrent également l'inflation et augmentèrent
les inégalités sociales.
Un référendum sur le projet d'une nouvelle constitution
et la mise en place d'une élection présidentielle
future se déroula en 1978. C'est Jaime Roldós Aguilera
qui fut élu président en 1979 et la nouvelle constitution
prit effet. À l'extérieur, un début de lutte
frontalière dégénéra en conflit armé
avec le Pérou et s'acheva, en mars 1981, par un arbitrage
international.
En mai 1984, León Febres Cordero Rivadeneira devint le nouveau
chef de l'État équatorien; il orienta sa politique
économique vers un certain libéralisme. Mais son gouvernement
dut faire face à des rébellions militaires répétées,
dont une révolte en janvier 1987.
En 1992, Sixto Duran Bellen accéda à la présidence.
Son mandat fut marqué, en janvier 1995, par de nouvelles
tensions frontalières avec le Pérou, qui s'intensifièrent
lorsque des conflits violents éclatèrent entre les
forces militaires de chaque pays. Le territoire disputé couvre
une superficie de 340 km2 dans une région montagneuse qui
constitue un débouché sur l'Amazonie et qui est surtout
une région riche en ressources naturelles. Des combats se
déroulèrent donc au début du mois de janvier.
Un cessez-le-feu fut signé en mars, sous l'égide du
Brésil, des États-Unis, du Chili et de l'Argentine,
afin de permettre la tenue de négociations pacifiques. Une
zone de démilitarisation fut créée, mais des
tensions persistent. Sur le plan économique, Sixto Duran
Ballen institua une loi de développement agraire; la situation
s'améliora, en particulier grâce au maintien de la
croissance économique.
Élu à la présidence de la République
en juillet 1996, Abdala Bucar´m Ortiz afficha un comportement
personnel pour le moins excentrique et mit en œuvre un programme
d'austérité qui entraîna une croissance vertigineuse
des prix. Le 5 février 1997, les syndicats déclenchèrent
une grève générale et, deux jours plus tard,
le Parlement, cédant à la pression des manifestants,
destitua Bucar´m pour incapacité "mentale et physique";
il élut Fabian Alarcon président par intérim,
tandis que la vice-présidente Rosalia Arteaga s'autoproclamait
présidente.
Les chefs des armées organisèrent alors les négociations
entre les deux parties et le Congrès approuva le compromis
qui accordait la présidence à Rosalia Arteaga pour
quelques jours. Le 11 février, cependant, c'est Fabian Alarcon
qui fut élu président par intérim pour dix-huit
mois lors d'une session extraordinaire du Congrès.
Climat
Le climat de L’Equateur est tropical, avec une saison sèche
(novembre à avril) et une saison humide (mai à octobre).
On rencontre selon l’altitude, des terres chaudes (tierras
calientés, jusqu’à 800 mètres des terres
tempérées, (tierras templadas), jusqu’à
1800 m et au-delà des terres froides (tierras frias).
Société
La population équatorienne est estimée à
11 000 000 habitants. Environ 80% d'entre eux sont des Amérindiens
et des métis, 10% sont des Blancs - principalement d'origine
espagnole - et 10% sont des Noirs.
La moitié des Équatoriens habite sur la côte
et environ 46% vivent dans la Sierra.
L'Équateur est divisé en 20 provinces, elles-mêmes
subdivisées en cantons et en communes urbaines et rurales.
Quito, la capitale, est située dans les Andes septentrionales.
Guayaquil se trouve dans le sud-ouest : c'est un centre commercial
et financier et le principal port du pays. Cuenca, centre industriel,
commercial et touristique, ainsi que Machala, ville commerciale,
agricole et portuaire sont également des villes importantes.
La langue officielle et la plus largement utilisée dans
le pays est l'espagnol. De nombreux Amérindiens des régions
rurales parlent également le quechua, une langue originaire
de l'Empire inca.