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Point-Cur Saint-Jérôme-ÉmilienPrésentation du pays |
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PrésentationVille : Guayaquil (1,5 million dhabitants)
Quartier : Isla Trinitaria (300 000 habitants dans
ce quartier le plus pauvre de Guayaquil)
Fondé en : août 2000
Saint-Patron : Saint Jérôme Emilien

« Il est un pont duquel une vue féerique du barrio
s’offre à nous en fin d´après-midi : les
milliers de petites maisons de bambou se mêlent au ciel rosé…
Décor
romantique, prémices d’une belle histoire d´amour.
De grands amoureux de notre quartier, voilà ce que nous sommes
! Ce quartier qui nous subjugue nous laisse peu à peu entrer
dans son intimité, le désir de le guérir de
ses maux, de lui rendre son bonheur se fait alors plus pressant.
» Laissons les Amis des enfants de Guayaquil nous transmettre
cet émerveillement…
Notre maison se trouve dans la Isla Trinitaria au sud de Guayaquil, la plus grande ville d’Équateur, située dans un estuaire à proximité de l’Océan Pacifique. La ville étant très étendue, il nous faut une bonne demi-heure pour atteindre le centre, en cas d’achat spécifique ou pour récupérer et envoyer le courrier. Auparavant vulgaire marais occupé par les plus exclus, l’île a été peu à peu remblayée et sommairement asséchée par les familles qui commencèrent à affluer, poussées par la misère.
Désormais
l’île est reliée au reste de la ville par deux
ponts construits en même temps que la perimetral (ou «
perimortal » pour les gens du pays), sorte de périphérique
destiné à faire transiter les camions vers le port
sans passer par le centre ville. Le fait que cette route passe au
beau milieu de l’île en a rendu l’accès
beaucoup plus facile et a encore accentué la densité
de population : aujourd’hui plus de 116 000 personnes se concentrent
sur 12 km².
Les maisons sont de plus en plus souvent construites en dur, mais notre quartier compte encore beaucoup de maisons en bambous dont l’équipement est plus que rudimentaire. Cela n’empêche pas les gens d’être très accueillants et toujours de bonne humeur.
L’histoire commence en Colombie, vers mai 2000 dans la ville de Barracancabermeja. Il s’y trouve un Point-Cœur, confronté à la montée de la violence et au rapprochement de la guérilla. L’éventualité de la fermeture de ce Point-Cœur, appelé Point-Cœur Saint-Pierre-Claver, s’impose de plus en plus. Laurent Pavec, actuellement prêtre de la Fraternité Molokaï, se rend à Barrancabejmeja, pour soutenir la communauté et se rendre compte de la situation.
| Au même moment, le père Laurent-Marie (alors visiteur des Points-Cœur colombiens) reçoit du père Mario Ronchetti, provincial des pères somascos, l’invitation à fonder un Point-Cœur dans la Isla Trinitaria à Guayaquil (Le père Mario était curé de Cuidad-Norte à Bucaramanga où le Point-Cœur Sainte-Marie-Michèle fut fondé). Les pères somascos y étaient présents depuis deux ans et y étaient chargés de la paroisse. La fermeture du Point-Cœur de Barrancabermeja ayant été décidée, Laurent Pavec, se rend sur place afin de prendre connaissance du quartier et finalement décider le transfert du Point-Cœur de Barrancabermeja à Guayaquil. |
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Provisoirement, les pères somascos mirent à notre disposition une maison paroissiale située à côté de la chapelle Santa-Teresita. Seulement, des problèmes administratifs retardent l’achèvement de notre maison et le provisoire doit durer : la patience des Amis des enfants est mise à rude épreuve.
Un an après l’installation, les pères somascos nous demandent de nous transférer dans un autre secteur de l’île où eux-mêmes logeaient. En effet, leur communauté allait s’agrandir et leur maison devenait trop petite. De plus, ils avaient le projet de construire un centre d’accueil pour enfants battus ou abusés, sur le terrain même de Santa-Teresita.
Nous
changeâmes donc de maison au début de l’année
2002, pour atterrir dans notre nouveau quartier, à la maison
paroissiale de Sagrada-Familia. Cette maison est plus adaptée
à notre mission de par sa taille et sa proximité avec
la rue. Là, nous avons pu approfondir les amitiés
que nous avions déjà tissées et accueillir
d’autres enfants – plus jeunes dans l’ensemble
qu’à Santa-Teresita –, tout en essayant de garder
les amitiés de la première implantation. Nous avons
donc multiplié les allers et retours entre notre nouvelle
maison et nos premiers amis désolés de nous avoir
vus partir.
Depuis, notre seconde implantation fait vraiment partie du paysage du quartier, mais là encore nous savons que ce n’est que provisoire, et nous persévérons dans les tractations administratives sur la question de la construction de notre Point-Cœur et tenons ferme dans l’espérance d’une stabilité si nécessaire à notre mission… En même temps, ces divers changements nous ont permis de connaître des familles, des quartiers que nous n’aurions pas connus si nous étions restés dans notre maison initiale. Tout est grâce
Visites
aux personnes âgées dans la maison des Missionnaires
de la Charité de Mère Teresa.
