| Les Points-Cœur dans le monde > Honduras | |||||
Point-Cur Sainte-Maria-GorettiPrésentation du paysPrésentation
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Ville
: Tegucigalpa (200 000 habitants)Tegucigalpa, capitale du Honduras depuis 1880, fait partie du département
Francisco Morazan, situé au centre du pays. Elle s’est
construite et développée avec l’exploitation
de mines d’argent (qui n’existent plus).
Le centre ville reste relativement petit, mais les nouveaux quartiers
s’étalent et envahissent, toujours plus, les collines
voisines.
Notre
quartier, « La Trinidad », s’est créé
il y a environ 25 ans ; il se situe au sud de Tegucigalpa, sur la
municipalité de Gomayagüela. Juste au-dessus se trouve
le quartier du « Pedregal », beaucoup plus connu et
auquel nous sommes rattachés par la paroisse San José
Obrero.
Dans notre quartier de la Trinidad vivent de nombreuses familles, plus ou moins privilégiées bien que pauvres. Lorsqu’on s’enfonce pour entrer dans le quartier de « la Providencia », en se rapprochant du fleuve Choluteca, la pauvreté se fait plus visible, les ruelles plus étroites. Par sa superficie, notre quartier n’est pas très étendu, mais il abrite de très nombreuses familles vivant « les unes sur les autres ».
Elle est juste à l’entrée de la colonia, dans
la deuxième rue, juste après la clinique Burdeth.
Elle se présente sur deux étages, avec un terrain
plat d’environ 180 m2, juste devant. Ce terrain est entouré
d’un grillage permettant de délimiter le terrain et
d’avoir un endroit clos. L’accès au deuxième
étage se fait par un escalier extérieur.
Au
rez-de-chaussée, il y a cinq pièces dont la chapelle
au centre, et deux chambres de part et d’autre de celle-ci
(il y a une douche et des toilettes pour deux chambres).
À droite de la maison, dans un recoin, il y a la traditionnelle Pilla permettant de laver le linge. Nous avons de la chance, car elle est très spacieuse !
Au 1er étage, une pièce principale avec un bar qui sépare la cuisine, sert d’accueil aux enfants et de salle à manger. Il y a des toilettes dans cette pièce.
Dans le fond, une porte donne accès à la salle communautaire qui reste fermée lorsque les enfants sont là.
Un balcon est adossé à la cuisine et donne à la fois sur la rue et sur le jardin, son accès se faisant directement par l’escalier extérieur.
Père Thierry, frère Jean-Marc et frère José sont venus préparer la fondation en janvier et juillet 98. Ils ont été accueillis chez Elly de Salinas, une Hondurienne d’origine chinoise, qui s’est occupée de tout pour la fondation : neuvaine jusqu’à l’arrivée des Amis des enfants, premiers contacts avec l’Evêque et le Père Tony, recherche du quartier et de la maison, etc. Elle a rassemblé tous les meubles et ustensiles de cuisine de ses amis, utiles pour le Point-Cœur, si bien que lorsque sont arrivés Dominique Laheux et Guénaëlle Rondot, le 15 septembre 98, il y avait tout ce qu’il fallait (lits, tables, chaises, matelas, rideaux…).
Le Père Tony qui nous a accueillis dans sa paroisse nous a alors prêté une maison à vingt minutes en bus du quartier choisi pour fonder le Point-Cœur. Chaque après-midi, nous allions au quartier de la Trinidad pour jouer et rencontrer des familles. Le 18 octobre, l’équipe se renforça de Miguel de Villanfray et Blandine Paponaud.
Pendant quatre mois, chaque après-midi, nous allions visiter dans notre futur quartier. C’était une approche progressive, des enfants nous suivaient dans les visites. Mais si les premiers contacts se faisaient sans problèmes, la recherche de la maison n’était pas sans peine. Il aura fallu l’aide du ciel !…
Le 1er novembre, l’ouragan Mitch détruit la moitié du Honduras… beaucoup de personnes perdent leur maison et sont regroupées dans les écoles. À la Providencia, quartier voisin de la Trinidad, nous visitons chaque jour les 60 familles sinistrées réunies à l’école.
Nous avons fait alors la connaissance de Yolande, une jeune maman malade du sida que nous avons accompagnée durant ses 15 derniers jours. Elle nous promit qu’une fois qu’elle serait morte, elle nous ferait un cadeau. Le 15 novembre, Yolande rejoint le Père et ce même jour nous trouvons la maison …!
Ensuite, la Providence nous a conduits à rencontrer trois anciennes sœurs salésiennes qui, émerveillées par le charisme Points-Cœur, ont donné tout leur temps libre de vacances pour nous aider. Grâce à elles, nous réussissons à acheter le maison le 7 janvier 99 et à récolter des fonds pour la construction.
| Horaire | |
|---|---|
| 06 h 00 | Laudes |
| 06 h 30 | Petit déjeuner |
| 07 h 00 | début de l’adoration, apostolats particuliers, tâches de la maison. |
| 12 h00 | repas |
| 13 h 00 | sieste |
| 14 h 30 | chapelet avec les enfants |
| 15 h 00 | départ en apostolat et permanence |
| 18 h 30 | Messe à la paroisse |
| 19 h 30 | vêpres |
| 20 h 30 | repas |
| 22 h 00 | rendez-vous à Marie et complies |
Comme en France, les prêtres sont peu nombreux et donc surchargés de travail et difficilement disponibles. En plus des prêtres honduriens, il y a des prêtres des Missions Etrangères Canadiennes ; c’est pour nous une présence très précieuse car ils parlent français !
Monseigneur Oscar-Andres Rodriguez est l’archevêque de Tegucigalpa. Nous ne l’avons rencontré que sept mois après notre arrivée car il est très occupé par ses responsabilités diocésaines, mais également parce qu’il est président de la Conférence épiscopale d’Amérique Latine.
Padre Tony Salinas est le curé de notre paroisse San José Obrero. Il a également la charge de douze autres églises, ainsi que de la pastorale des jeunes du diocèse. C’est lui qui nous a chaleureusement accueillis et a facilité notre installation par des dons de matériel, mais surtout en nous prêtant une maison pendant six mois.
Le
Honduras est très marqué par le développement
de multiples sectes évangélistes. Dans notre quartier,
de très nombreuses personnes nous disent qu’elles sont
évangélistes et nous avouent qu’elles étaient
auparavant catholiques (elles sont parfois baptisées et ont
fait leur première communion). Seules des femmes déjà
âgées restent fermes et n’ont pas changé
d’Eglise.
Notre présence est très importante pour tous les catholiques
de notre quartier, car ils se sentent seuls et peut-être un
peu oubliés. Mais elle est aussi importante pour les évangélistes,
car leur changement d’Eglise vient peut-être du fait
qu’ils sont en recherche de Dieu et c’est sans nul doute
ces personnes qui nous posent le plus de questions : « Qui
est Dieu ? Pourquoi les sacrements ? Pourquoi notre dévotion
à Marie ? Pourquoi les saints ?… » On se rend
compte alors que nous sommes pauvres et que nous ne savons pas expliquer
quelle est notre foi, quelle est la richesse des sacrements…
Notre
apostolat est principalement dirigé en faveur des personnes
de notre quartier, afin de commencer une amitié
avec elle, mais aussi pour nous faire connaître. Ainsi, chaque
après-midi, nous nous promenons dans le quartier en jouant
avec les enfants, toujours demandeurs, et nous visitons les familles.
Les premières amitiés se sont très vite construites,
car les Honduriens sont des personnes très accueillantes
et généreuses.
En apostolat extérieur, nous allons visiter les
jeunes filles mineures en prison, et nous avons ressenti
l’appel de faire ces démarches, car elles ont soif
d’amitié, soif d’avoir des visites de personnes
qui ne viennent ni pour les endoctriner, ni pour les éduquer,
mais qui viennent seulement pour elles (parler de la vie, jouer,
se divertir).
Nous espérons recevoir l’autorisation de les visiter
chaque semaine. (Apostolat pour les filles).
Chaque samedi après-midi, nous visitons les sinistrés du « Mitch » réunis sur la colline du « Mogote ». Certaines familles sinistrées ont envahi cette colline où il n’y a ni eau, ni électricité, seulement des plastiques, des tôles et des morceaux de bois pour maisons. Les enfants sont très marqués par le manque d’affection et la pauvreté est extrême ; il est quasi impossible de faire des jeux collectifs, car chacun désire seulement être dans nos bras et y rester tout l’après-midi.
Elly
de Salinas : elle est à l’origine de l’installation
de Points-œur au Honduras. Elle nous a beaucoup aidés
pour notre installation matérielle et nous soutient par ses
prières et sa très grande dévotion à
Marie.
Ofélia, Elsa et Elisabeth : elles vivent ensemble, dans la même maison. (Elsa et Elisabeth sont sœurs jumelles). Nous les avons rencontrées alors que nous recherchions des fonds pour construire la maison. Depuis, elles n’ont pas cessé de nous aider dans quelques démarches que ce soit (rédaction de lettres, visite chez les médecins, accompagnement en voiture…). Elles sont également toujours partantes pour faire la fête, se détendre et rire.
Dotora Varinia : elle est médecin et tient la clinique juste en face de notre maison. Appréciant beaucoup notre « travail », et voulant y participer à sa façon, elle nous a proposé de recevoir en consultation gratuite les enfants des familles les plus pauvres et les cas d’urgence.
Groupe de prière MIR : groupe qui se réunit chaque mercredi soir, ainsi que tous les premiers samedis du mois. Il a une dévotion toute particulière pour la Vierge de Medjugorje. Elly de Salinas en fait partie et nous y a introduits. L’ensemble du groupe nous a beaucoup aidés par des dons matériels : casseroles, tables, chaises, lits, matelas, etc. Tout ce que nous avons nous a été offert, même les rideaux et les torchons. Nous avons également reçu de nombreux dons financiers destinés à la construction de la maison.
Missionnaires de la Charité : elles sont toujours disposées
à rencontrer les familles que nous leur présentons
et qui nécessitent une aide, principalement alimentaire.
Elles ont un groupe de catéchèse chaque samedi, près
du quartier, où nous leur amenons les enfants.
Par
ailleurs, elles nous ont aussi beaucoup donné : couvertures,
nourritures et de gros sacs de beignets pour les enfants à
l’occasion des jours de fête (inauguration, arrivée
de Juan…).
Dons divers : Le Honduras est un pays qui reçoit beaucoup d’aides étrangères. Avec l’ouragan « Mitch », les aides ont dépassé les besoins, et des personnes connaissant notre apostolat auprès des enfants, nous donné de la nourriture en grande quantité : haricots rouges (6 cartons), farine (50 kilos), sucre (20 kilos), sardines, jus de fruits… Mais aussi du savon (un carton), 50 serviettes de toilette, dentifrice, brosses à dents…
Les Honduriens sont très généreux, et aujourd’hui encore nous recevons des dons. Par exemple, le mari de la Docteur Varinia (citée plus haut) nous fait apporter un carton de « chunos » (chips) par mois, pour distribuer aux enfants.