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Liban – Indicateurs statistiques (L’Etat du monde 1997, éd. La Découverte)
Superficie : 10400 km²
Langue : arabe libanais, français, Anglais
(sommet de la francophonie à Beyrouth en 2002)
Capitale : Beyrouth
Monnaie : livre libanaise (100 livres = 0,75 €
au 01.01.2002)
Nature du régime : démocratie parlementaire
Chef de l’État : Emile LAHOUD
Premier ministre : M. Rafiq HARIRI, depuis le 30.10.92
avec une interruption de quelques mois en 99
Population : 3,1 millions d’habitants (chiffres
de 1996, dernier recensement en 1970)
Densité : 289,3 habitants au km² (1995)
Taux de croissance annuelle de la population : 3,3%
(1990-1995)
Taux de fécondité : 3,1 enfants par
femme (1990-1995)
Mortalité infantile : 34‰ (1990-1995)
Espérance de vie : 68,5 ans (1990-1995)
Population urbaine : 87,2% de la population totale
(1995)
Enfants de moins de 15 ans : 34% de la population
(1994)
Personnes de 65 ans et plus : 5% de la population
(1994)
Analphabétisme : 7,6% des plus de 15 ans
(1995)
PIB par habitant : 2500 $ (1993)
Croissance économique annuelle : 9 % (1995)
Dette extérieure totale : 1,9 milliards
$ (1994)
Taux d’inflation : 6% (1995)
Importations : 7,39 milliards $ (1995)
Exportations : 0,98 milliards $ (1995)
6 000 ans d’histoire !
L’histoire du Liban commence vers le IV ème millénaire avec l’arrivée des Cananéens, ancêtres des Phéniciens. Les Phéniciens s’installent sur le littoral et fondent des ports qui deviennent les villes connues aujourd’hui. Marins et commerçants, ils établissent de nombreuses relations avec leurs voisins. Ils deviennent « les courtiers des peuples dans les îles sans nombre » (Ezéchiel, 23,3).
Puis se succèdent divers envahisseurs égyptiens,
assyriens, babyloniens ou perses qui exploitent les ressources du
Liban pendant 1 500 ans.
Le Liban est dès lors une terre de conflit et de passage.
La « Pax Romana » établie lors de la conquête de ces terres par les Romains permet à la Phénicie de retrouver sa prospérité. Béryte (Beyrouth) est alors un important centre de commerce. Byblos (Ibeil) et Héliopolis (Baalbeck sont célèbres pour leurs sanctuaires.
La Phénicie et la Syrie sont à cette époque rattachées politiquement. C’est de cette « Province Syria » que vient l’idée de « Grande Syrie ».
A cette époque, Jésus et ses disciples passent par le Liban. Le christianisme se propage ensuite grâce à saint Paul (tyr en 57) puis grâce à l’édit de Milan (313).
Les querelles religieuses, les conflits en particulier entre les empereurs byzantins et les rois locaux (sassanides) épuisent l’empire. En juillet 636, les troupes du calife (chef de l’Islam) envahissent toute la région jusqu'à Damas et Byzance. C’est le règne de deux grandes dynasties : les Ommeyades et les Abbassides. L’Eglise maronite, fondée par saint Maron (Maroun) au IV E siecle, est très souvent persécutée pendant cette période.
Le Liban garde du passage des croisés de nombreuses places fortes tout le long de la côte.
Avec le retrait des croisés à la fin du XIII e siècle, l’importance des mamelouks (anciens esclaves d’origine turque servant dans l’armée égyptienne) et des ottomans se développe sur le territoire libanais. Le Liban fait ensuite partie de l’empire Ottoman. A l’intérieur de cet empire, les émirs du Couf (région du Mont-Liban) comme Fakhr ed Dine, étendent leur autorité sur toute la région correspondant au Liban (du XVI au XVIII é siècle).
Au XIX éme siècle, les Egyptiens et les ottomans
s’affrontent. En 1860, les maronites sont massacrés
par les druyes dans le Chouf : 11 000 morts, 100 000 sans-abri.
Les français soutiennent alors les maronites, les anglais
des druzes. Les français débarquent et fondent un
état : le Mont-Liban, en accord avec les ottomans.
C’est à cette époque que vit notre Sainte Patronne
: Sainte Rafqâ de Himlaya.
Après la première guerre mondiale, les Ottomans font partie des vaincus. Le Liban est la Syrie sont alors confiés à la France. C’est la période du « ‘Mandat français ».
En 1943, les Français proclament l’indépendance du Liban. Le pays vit une certaine prospérité. Le nombre de réfugiés palestiniens augmente, pour arriver à 500 000 dans les années 1970. Les commandos palestiniens, exécutent des opérations militaires en Israël depuis le Liban. Les affrontements entre l’armée libanaise et ces commandos se multiplient. Le 13 avril 1975, une voiture piégée explose devant une église, les chrétiens ripostent et fusillent un autobus de palestiniens : c’est le début de la guerre. Celle-ci durera jusqu’à l’arrivée des Syriens en 1990 suites aux accords de Tref (octobre 1989).
Le Liban est un pays tout en longueur avec 230 Km du Nord au Sud e 40 à 100 Km d’Est en Ouest.
D’Ouest en Est se succèdent :
La population est regroupée essentiellement sur le littoral ainsi que dans la principale ville de la Bekaa : Zahlé. Ainsi, l’activité économique du pays se concentre sur le littoral.
Il n’y a pas quatre saisons mais plutôt deux. L’hiver n’est pas très froid en soi a Beyrouth, mais l’humidité est pénétrante. Dès mars-avril, le temps redevient beau, pour devenir très chaud (et toujours très humides) De juillet en septembre. Dès que l’on monte en tant soit peu en altitudes, la température diminue, aussi bien en été qu’en hiver. Et le climat de la Bekaa est beaucoup plus continental.
Le liban est un pays multiconfessionnel. La religion est présente dans tous les secteurs de la vie libanaise.
Un « pacte national » à été établi tacitement à partir du manda français (cf histoire) pour répartir les fonctions gouvernementales et administratives entre les différentes religions et les différents rites. Ainsi le président de la République est un maronite (chrétien), le Premier ministre un sunnite (musulman, le président de la chambre des Députés un chiite (musulman). A l’origine cette répartition était liée à l’importance numérique des communautés. Peu à peu, la tendance s’est inversée mais la répartition des rôles reste inchangée.
L’occupation militaire du pays par la Syrie, la situation économique, le manque d’espérance conduisent les jeunes libanais à quitter leur pays : 500 départs par jour depuis 1998, dont bon nombre de chrétiens.
Etant donné l’histoire du Liban, les habitants de ce pays sont d’origine très diverses (phénicienne, arabe, croisée, arménienne …) et les religions sont aussi très nombreuses. La constitution libanaise reconnaît 17 confessions différentes :
Majoritaires jusqu’à la guerre environ, les chrétiens sont aujourd’hui minoritaires. Suite à la guerre, les communautés religieuses se sont repliées chacune dans les régions où elles étaient majoritaires. Ainsi les villes et régions sont partagées en zones d‘influence :
Aujourd’hui, on observe également une forte immigration de sri-lankais, philippiens, soudanais.
La langue du pays est l’Arabe libanais, mais beaucoup parlent le français et de plus en plus connaissent aussi l’anglais.
La monnaie nationale est la livre libanaise, relativement stable ces dernières années (1 500 LL# 1$ US) Le dollar américain est aussi couramment utilisé.
Lorsque nous visitons les familles, il faut éviter les visites éclairs, surtout au début, car il est d’usage que l’on serve des fruits, une boisson, mais spécialement du café aux personnes que l’on reçoit. Il faut donc prendre du temps et en laisser à la maîtresse de maison pour préparer le café. Il est difficile de refuser et il faut accepter, même si c’est le cinquième café de la journée, car on risque d’attrister terriblement nos hôtes. D’ailleurs, on le devine facilement à l’insistance de ceux qui nous reçoivent.
En retour, lorsque nous recevons quelqu’un, il faut veiller à le traiter pareillement et proposer au moins un verre d’eau ou un café aux personnes qui nous visitent. C’est important. Il faut aussi avoir en tête que la culture libanaise veut que l’on prépare le café automatiquement, sans demander aux hôtes… vous prendrez vite l’habitude !
Nous sommes assez émerveillés de la générosité de nos amis même s’ils ont peu de moyens.