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Présentation du pays

Généralités

Roumanie – Indicateurs statistiques (L’Etat du monde 1997, éd. La Découverte)

Superficie : 237500 km²
Langue : roumain (les différentes minorités parlent aussi hongrois, allemand, tsigane)
Capitale : Bucarest
Monnaie : leu (pluriel lei) (3735 lei = 1 FF au 18 mars 2001)
Nature du régime : parlementaire à pouvoir présidentiel fort

Démographie

Population : 22,21 millions d’habitants en 2000
Densité : 93,7 habitants au km² en 2000
Taux de chômeurs : 10,8% de la population active en janvier 2001
Taux de croissance annuelle de la population : –0,32% (1990-1995)
Taux de fécondité : 1,5 enfants par femme (1990-1995)
Mortalité infantile : 23‰ (1990-1995)
Espérance de vie : 70 ans (1990-1995)
Population urbaine : 55,4% de la population totale (1995)
Enfants de moins de 15 ans : 21% de la population (1994)
Personnes de 65 ans et plus : 12% de la population (1994)

Economie

PIB : 27,92 milliards $ (1994)
PIB par habitant : 2920 $ (1994)
Croissance économique annuelle : 6,9 % (1995)
Dette extérieure totale : 5,49 milliards $ (1994)
Taux d’inflation : 41% (2000)
Salaire minimum : 1 000 000 lei (soit 37$) en décembre 2000
Salaire moyen brut : 2 989 839 lei (soit 110$)
Salaire moyen net : 2 272 967 lei (soit 84 $)

Commerce

Importations : 9,42 milliards $ (1995)
Exportations : 8,55 milliards $ (1995)

Géographie

La Roumanie est composée de trois grandes régions : la Moldavie (au nord-est), la Transylvanie (à l’ouest) où est implanté le Point-Cœur de Deva, et la Valachie (au sud) où se trouve Bucarest.

Histoire

Il est important de connaître un minimum d’histoire de la Roumanie avant d’arriver. Le pays reste très marqué par les quarante années de régime communiste – dont les vingt-cinq dernières furent dirigées par Ceaucescu – et il n’est plus que l’ombre de lui-même. Au plan moral, la peur a régné pendant quarante ans et a laissé des traces.

Au cours des siècles, la Roumanie fut l’objet de plusieurs invasions de la part notamment des empires ottoman et russe et de colons allemands et hongrois, d’où une diversité de peuples et de religions.

Après la chute de Ceaucescu, exécuté avec sa femme en 1989 lors de la révolution, le gouvernement est resté communiste avec à sa tête Ion Iliescu qui proposa une politique « socialiste » fortement imprégnée par le communisme. 1996 : changement de gouvernement Le parti centriste libéral d’Emile Constantinescu est élu aux élections présidentielles. 2000 : Ion Iliescu revient au pouvoir et promet d’accélérer les négociations d’adhésion à l’Union Européenne et de combattre la pauvreté.

Climat

Le climat continental donne des températures qui vont de –20°C en hiver à +40°C en été. Il faut savoir que le froid, la neige ou la chaleur peuvent apparaître du jour au lendemain.

Peuple

De nombreux Roumains ont une grande culture et connaissent bien la France. C’est un peuple chaleureux et accueillant. La vie en Roumanie est difficile, l’inflation est forte et les salaires sont bas. Chez nos amis, la moyenne des salaires est d’environ 1 000 000 lei (267 FF).

La Roumanie, deux fois moins grande que la France, est à la charnière entre l’Orient et l’Occident. Sur les 25 millions d’habitants que compte ce beau pays aux multiples contrastes, 10 % appartiennent aux minorités dites « nationales » :

  • Les Tziganes (410 000) ont été amenés d’Inde au XVe siècle afin de servir d’esclaves.
  • Les Hongrois (1 600 000) sont présents surtout dans notre région, la Transylvanie, du fait de son appartenance à la Hongrie du milieu du XIXe siècle, jusqu’en 1918.
    Autour de nous résonnent donc les décibels tziganes, hongrois et roumains. Quelle joyeuse mélodie !
  • Une communauté allemande forte de 110 000 personnes complète cette mosaïque. En effet, des colons allemands s’installent au XIIe siècle dans le nord de la Transylvanie.

Bref la diversité enrichit.
Malgré tant d’années de communisme, chaque Roumain a gardé au fond de lui sa foi en Dieu.

Autre conséquence positive de l’histoire : la coexistence différentes Églises. Les orthodoxes sont majoritaires. Viennent ensuite les romano-catholiques de rite latin (comme nous avons en France). Ils sont essentiellement représentés par les Hongrois. Les messes que nous avons dans notre paroisse sont donc en langue hongroise !

Les protestants arrivent en troisième position, suivis des gréco-catholiques. Ces derniers célèbrent la messe selon le rite oriental dit byzantin mais sont rattachés à l’Église de Rome. Ils ont été très persécutés sous le communisme.

Inculturation

Culture

La culture roumaine est proche de la culture française, les difficultés tiennent donc surtout au passé communiste. Le rythme de vie roumain est nettement moins rapide que celui de la France. Les Roumains ne sont guère patients et toujours en retard.

Salutation

Le baise-main aux jeunes filles est une pratique courante, même de la part d’inconnus. Ne pas se choquer.
Le Point-Cœur Sfînt Nicolae (Deva)


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