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Les Points-Cœur dans le monde > Salvador

Point-Cœur Faustino-Pérez

Présentation du pays

Témoignage
Au cœur de la colonia

Lettres aux parrains

Présentation

Ville : San Salvador (1,5 million d’habitants)
Quartier : Colonia Iberia
Fondé le : 11 novembre 1994
Visiteur : Sœur Marie-Madeleine

Le Point-Cœur se trouve au centre la colonia Don Bosco qui fait partie de la communidad Iberia. Une communidad est constituée de plusieurs colonias, elles-mêmes regroupant une centaine de champitas (petites maisons de tole et de bois) et de maisons en dur

Notre communidad comprend 45 000 habitants ; elle est un peu marginale à San Salvador. C’est un petit monde à lui tout seul ; il est très difficile d’y pénétrer pour qui n’en fait pas partie. Les habitants en sortent peu et se connaissent tous. La figure la plus éminente de la colonia est le Padre Pepe. Ce prêtre salésien est bien connu de tous ici, c’est un personnage dans le pays, sa notoriété va jusqu’en Espagne, son pays natal.

Il a fondé le Poligono, un complexe industriel et éducatif permettant de sortir les jeunes des maras. Ces dernières sont des bandes organisées de jeunes qui sévissent un peu partout.

Notre paroisse est très active. Peu à peu, des pastorales ont vu le jour pour orienter les actions en faveur de tous ; il y a aussi le groupe du renouveau charismatique. Ceux qui connaissent le quartier depuis longtemps se rendent compte des progrès réalisés depuis sept ans. Il semble que Dieu n’abandonne jamais les siens.

Historique

L’impulsion fondatrice de Points-Cœur au Salvador a été donnée par Florence, une amie française d’origine salvadorienne. C’est chez elle que nous avons débarqué le 11 novembre 1994, à Santa Tecla, en banlieue de la capitale, rejoignant Père Thierry et frère Jean-Marc.

Ils avaient déjà parcouru le pays à la recherche d’un lieu de fondation, sans avoir pu faire un choix. Leur premier contact avec l’Eglise du Salvador eut lieu avec les carmélites de St Joseph, rencontrées le premier jour lors d’une messe paroissiale. Ces sœurs, sensible au charisme de l’œuvre, les guidèrent dans leur investigations.

Elles restent très proches de notre communauté. Elles leur ont permis d’établir des contacts tant en ville qu’à la campagne. Mais il faut croire que Dieu nous attendait vraiment là où les besoins sont les plus grands : au cœur de la capitale

Un jour est mentionné au cours d’une conversation le nom de padre Pepe, renommé pour son travail phénoménal dans l’une des zones les plus marginales, à l’est de San salvador, la Colonia Don Bosco. C’est là que nous allions fonder le Point-Cœur, un mois plus tard.

La maison

Le Point-Cœur, comme beaucoup de maison de la colonia, donne sur une petite ruelle. Elle sert souvent de terrain de jeu .

La vie quotidienne

Horaires
07 h 00 Lever
08 h 00 Petit Déjeuner
09 h 00 Services journaliers : cuisine, ménage, lavage du linge et accueil
12 h 00 Déjeuner
13 h 30 Sieste
14 h 30 Chapelet
15 h 30 Apostolats….
18 h 30 Messe à la paroisse
20 h 30 diner
22 h 00 DODO ! ! !

Vie spirituelle

Nous avons la messe tous les jours à la paroisse. Nous prions les offices du jour dans notre chapelle. Adoration tous les matins.

Apostolats

Notre quartier

Depuis sept ans que le Point-Cœur est implanté dans le quartier, la liste des familles amies que l'on visite s’allonge tellement que lorsqu’elle dépasse le quota permis par notre mémoire, elle se rétrécit pour se renouveler aussitôt.

Des amitiés s’étiolent, certaines se nouent, d’autres s’approfondissent. Les visites se suivent et se ressemblent beaucoup ; et pourtant c’est devenu un rite indispensable pour beaucoup.

 

La Linea

Nous passons le dimanche après midi le long de la voie ferré qui délimite notre colonia. Des champistas (maisons de tôle et de carton) s’y sont installées peu à peu. C’est un sous quartier marginalisé par les habitants de notre colonia elle même marginale. Les enfants ne descendent pas jusqu’au Point-Cœur, c’est nous qui montons jusqu'à eux.

Nous cherchons un endroit un peu ouvert où l’on peut se réfugier si un train passe ; commencent alors d’interminables parties de cordes à sauter ou de n’importe quel jeu qui peut se tenir dans un tel lieu. Nous partons après les avoir, un par un mis sur nos épaules pour voir une dernière fois le soleil se coucher derrière le volcan.

Le Bloom

Tous les mardis après-midi, nous partons visiter le Bloom, l’hôpital pédiatrique de San Salvador. Au huitième étage, nous attendent les enfants atteints de leucémie. Nous nous asseyons à côté d’eux, leur sourions, leur prenons la main. Ce n’est pas toujours facile d’assister à leurs souffrances ; et quand leur maman est présente, c’est souvent elle qui a besoin d’être consolée et écoutée. Nous les aidons à dessiner, parfois un conte leur fait plaisir, et voilà qu’un regard indifférent et inquiet devient complice.

Les femmes de la Concepcion

Les filles du Point-Cœur vont rencontrer tous les jeudis après midi, les femmes qui se prostituent dans un quartier non loin du nôtre. Nous les retrouvons dans un endroit public, près d’une station de bus, d’une école et de magasins commerciaux. Ces femmes, avec qui nous avons tissé de solides amitiés depuis plusieurs années, ont entre dix-huit et trente-cinq ans. Elles ont choisi ce « travail » car elles se sont trouvées dans une situation très difficile et notamment parce qu’elles devaient élever seules leurs enfants. Elles nous attendent une semaine à l’autre, nous sommes pour ainsi dire leur seule visite gratuite.

La fraternité-Fautisno les SDF

Toutes les deux semaines, durant une heure, nous allons visiter, avec la fraternité-Fautisno les SDF qui se situent dans le centre ville.

Visite du centre du Frère Pedro qui accueille des enfants handicapés.


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