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Présentation du pays
Généralités
El Salvador – Indicateurs statistiques
(L’Etat du monde 1997, éd. La Découverte)
Superficie : 21040 km²
Langue : espagnol, 23 langues indiennes (quiché,
cakchiquel, mam, etc.), garifuna
Capitale : San Salvador
Monnaie : quetzal (1 quetzal = 0,82 F au 31.03.96)
Nature du régime : présidentiel
Chef de l’État & du gouvernement :
Alavaro Arzu Irigoyen, depuis le 14.01.96
Langue : Espagnol (off) ; Nahuatlpipil
Démographie
Population : 5,9 millions d’habitants (en
1996, dernier recensement en 1992)
Densité : 274,1 habitants au km² (1995)
Taux de croissance annuelle de la population : 2,18%
(1990-1995)
Taux de fécondité : 4 enfants par
femme (1990-1995)
Mortalité infantile : 46‰ (1990-1995)
Espérance de vie : 66,4 ans (1990-1995)
Population urbaine : 45,1% de la population totale
(1995)
Enfants de moins de 15 ans : 41% de la population
(1994)
Personnes de 65 ans et plus : 4% de la population
(1994)
Analphabétisme : 28,5% des plus de 15 ans
(1995)
Economie
PIB : 8,87 milliards $ (1995)
PIB par habitant : 2510 $ (1994)
Croissance économique annuelle : 6,5 % (1995)
Dette extérieure totale : 2,18 milliards
$ (1994)
Taux d’inflation : 11,4% (1995)
Malgré plusieurs tentatives de réformes agraires,
les inégalités restent criantes entre les grands propriétaires
terriens, dont les latifundias travaillent surtout pour l’exportation
et les familles d’ouvriers agricoles ou de petits propriétaries,
qui pratiquent une agriculture de subsistance. Le café cultivé
dans les montagnes du sud est avec le coton, la principale richesse
du pays. On cultive également du maïs, de la cannes
à sucre, du riz, des haricots, et de nombreux fruits tropicaux.
L’élevage est essentiellement concentré dans
la région du plateau central. Le salvador est un important
fournisseur de résine de balsamier (qui permet la fabrication
de baumes utilisés en pharmacie). Les crevettes constituent
le principal produit de la pêche.
Les principales exportations sont le café, le coton et le
sucre. La monnaie du Salvador est le colon, divisé en 100
centavos.
Commerce
Importations : 2,85 milliards $ (1995)
Exportations : 998 millions $ (1995)
Géographie
Le Salvador est le plus petit des États centraméricains.
Son axe est-ouest est long de deux cent soixante kilomètres
et, dans le sens nord-sud, il fait tout au plus cent kilomètres
de largeur. Il a pour voisins le Guatemala à l’ouest
et le Honduras à l’est et au nord.
Le relief du Salvador est composé d’un plateau central
peu élévé (de 400 à 800 m d’altitudes)
découpé par des vallées fluviales et recouvert
par de nombreux volcans (Santa Ana, San Vicente, San Salvador. Tepaca.
Conchagua) dont certains sont encore actifs. La partie la plus élévée
du pays se situe dans le Nord, au massif de Monte Cristo (2 418
m). L’étroite bande côtière qui longe
l’océan Pacifique ne dépasse pas 25 km de large.
Le rio Lempa qui est partiellement navigable, est le principal fleuve
du pays.
Histoire
De nombreuses civilisations amérindiennes se sont épanouies
dans l’actuel Salvador bien avant la conquête espagnole,
au debut du XVI e siècle, et la région était
peuplée marjoiritairement de Pipils, Indiens de langues nahuati,
lors de sa conquête, en 1524, par l’espagnol Pedro de
Alvarado. Elle fut ensuite administrée par la capitainereie
générale du Guatemala, et les peuples indigènes
furent décimés.
Après deux tentatives infructueuses, en 1811 et en 1814,
le Salvador accéda à l’indépendance en
1821, pour être aussitôt englobé dans l’
éphémère empire du Mexique d’Agustin
de Iturbide.
En 1823, après l’effondrement de l’empire,
le Salvador et ses voisins formèrent les Provinces-unie d’Amérique
centrale, une fois la fédération dissoute (1838),
le Salvador put proclamer son entière souveraineté
en 1841.
Pendant plusieurs décennies, le pays connut une succession
de conflits entre libéraux et conservateur. La culture du
café prit son plein essor dans les années 1850 et
devint la base de l’économie du Salvador.
La crise du 1929, responsable de l’effondrement des cours
de café, exacerba les tensions sociales. En 1931, un soulèvement
paysan, dans l’ouest du pays, fut réprimé dans
le sang (30 000 morts) par le général Maximiliano
Hernandez Martinez, dictateur du pays jusqu’en 1944. Les militaires
devaient continuer de diriger le Salvador jusqu’au début
des années 1980.
En 1979, un coup d’état dirigé par une junte
composée de militaires et de civils permit à Duarte
d’accéder à la tête de l’Etat l’année
suivante (il fut élu président en mai 1994) sans que
cessent pour autant les combats entre les guérilleros du
FFMLN et l’armée salvadorienne, désormais soutenue
financièrement par les Etats-Unis. La guerre civile, symbolisée
par l’assassinat, dans sa cathédrale, de Monseigneur
Romero, archevêque de San Salvador et défenseur des
paysans (mars 1980), devait faire 100 000 morts en dix ans et paralyser
l’économie du pays.
Les négocaitons de paix entre le gouvernement et le FFMLN,
entamées par Duate, se poursuivirent après l’élection,
en 1989, du candidat de l’Arena, Alfredo Christiani. Les deux
parties acceptèrent la médiation des Nations unies
et après de longs mois de négociations difficiles,
signèrent des accords de paix sous l’égide de
l’ONU en janvier 1994 (traité de chapultepec). La fin
de la guerre fut officiellement proclamée en décembre
1992.
En vertu des accords de paix, les forces rebelles acceptaient
de déposer les armes et de prendre part au processus politique
; elles se joignirent à une coalition de partis baptisée
Convergence démocratique. La transition vers une réconciliation
nationale et la démocratie connut des heurts tout au long
de l’année 1993, mais des élections eurent lieu
comme prévu en avril 1994. Armando Calderon Sol, dirigeant
de l’Arena, fut alors élu à la tête de
l’Etat.
Climat
Le climat du Salvador est tropical, avec une saison sèche
(novembre à avril) et une saison humide (mai à octobre).
On rencontre selon l’altitude, des terres chaudes (tierras
calientés, jusqu’à 800 mêtres des terres
tempérées, (tierras templadas), jusqu’à
1800 m et au-déla des terres froides (tierras frias). La
température annuelle moyenne de la capitale, San Salvador
est de 24 °C.
Société
La population du Salvador est évaluée à 5.77
millions d’habitants Plus de 90 % des Salvadoriens sont des
métis (d’Espagnols et d’Indiens. L’espagnol
est la langue officielle du pays.
Le pays est divisé en quatorze départements. La
population de San Salvador, capitale, et la plus grande ville du
pays, s’élève à 450 000 habitants (1
500 000 habitants avec l’agglomération). Suivent Santé
Ana (228 000 habitants) et San Miguel (180 000 habitants), située
au pied du volcan San Miguel.
Gouvernement et vie politique
Le Salvador est gouverné selon la Constitution du 20 décembre1983,
qui établit un régime présidentiel, avec un
président de la République élu pour cinq ans
au suffrage universel, et une assemblée législative,
dont les membres sont élus, également au suffrage
universel, tous les trois ans. La Constitution de 1983 renforça
l’indépendance du pouvoir judiciaire. L’organe
judiciaire le plus élevé, la Cour suprême est
élue par l’assemblée législative.
Au début des années 1990, les principaux partis politiques
du Salvador étaient le Parti de conciliation nationale (PCN),
le parti démocrate-chrétien (PDC et l’alliance
républicaine nationaliste (arena). De nombreux groupes de
guérilla sont devenus des partis politiques légaux,
notamment le Front Farabundo Marti de libération nationale
(FFMLN)